250 CR 1986 sur le ELF AMPL Motocross par MX Test

On l’attendait depuis un moment, ce retour en Belgique. Pas pour une course de championnat du monde, ni pour un grand prix moderne, mais pour une manche du championnat AMPL, là où Elf pousse la porte des Ardennes en tant que sponsor officiel. Au guidon, une 250 CR de 1986, une moto qu’on n’avait plus touchée depuis longtemps, et une envie simple : se remettre dans le bain du motocross vintage, celui qui se court dans un champ, le temps d’une journée, avant que tout ne disparaisse. La vidéo source, à retrouver sur la chaîne YouTube de l’auteur, raconte précisément cette journée, entre paddock, grille de départ, friterie ambulante et mécanique de fortune.

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Le programme est dense. Sept tours de prairie, un plateau qui mélange 500 CR, 125 M, 250 modernes et autres Suzuki d’époque, des partenaires comme Part’s Europe et FCR Racing qui suivent la caravane, et une ambiance belge que le pilote avoue attendre depuis longtemps. Avant de partir au guidon, il y a aussi un « plein du bonhomme » à faire, parce que début juillet en Belgique, même si l’image d’Épinal veut le contraire, il fait chaud. C’est Holly qui s’en charge, avec ses gammes hydratation, énergie, ice tea et milkshake.

Reste à comprendre comment on en est arrivé là, pourquoi Elf finance ce championnat belge, et ce que représente une 250 CR 1986 dans un plateau de vintage. C’est ce qu’on vous raconte, étape par étape, dans les lignes qui suivent.

 

1. Direction les Ardennes belges pour une manche de l’AMPL Elf

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Cette fois-ci, on ne traverse pas la frontière pour un classique français ou pour un rendez-vous suisse. Cette fois-ci, direction la Belgique, et plus précisément les Ardennes, pour une manche du championnat AMPL. Le pilote le reconnaît d’emblée : on ne fait pas souvent d’épisodes à l’étranger, et la réponse fuse, presque amusée, quand la question se pose : « Non, on ne fait pas beaucoup d’épisodes à l’étranger. » Mais l’occasion était trop belle pour la laisser passer, et le voyage se justifie par un partenaire bien identifié.

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Le déclic est venu d’Elf. Le pilote tient à le préciser, parce que la confusion est facile : il ne s’agit pas d’un contrat Elf France, mais bien d’un contrat Elf Mont, c’est-à-dire la branche belge de la marque. Ce contrat, qui lie les deux parties depuis plusieurs années, est appelé, selon ses propres mots, à « finir la chaîne avec Elf », autrement dit à durer aussi longtemps que l’aventure éditoriale. C’est dans ce cadre qu’Elf Mont sponsorise cette saison le championnat AMPL en Belgique. La porte s’est ouverte, et le pilote s’est engouffré dedans. Il rappelle d’ailleurs, en passant, que la marque l’avait déjà emmené à une Aïda, pour découvrir l’outdoor US. Cette fois, le terrain de jeu est belge, et la mission clairement vintage.

Une fois la décision prise, reste à choisir la monture. Le choix se porte sur une 250 CR de 1986, une machine qui n’appartient pas au pilote. Empruntée pour l’occasion, elle impose une discipline particulière. Le pilote le dit sans détour : « Comme ce n’est pas ma moto, je peux vous dire qu’il est hors de question de l’abîmer. » Le mélange sera donc préparé avec un soin particulier, les taux au maximum, et l’objectif clair : boucler la journée sans casse, en profitant de chaque tour comme d’un retour en arrière. C’est aussi, pour le pilote, une première : « Pour moi, c’est la première fois aussi que je vais là-bas. Prendre une 250 86, pour moi, c’est un truc de dingue. » Le pari est autant mécanique qu’humain.

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2. Le championnat AMPL : un melting-pot de catégories à la belge

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Le championnat AMPL, on en entend parler depuis longtemps. Quand le pilote faisait les Grands Prix, et la remarque vaut encore aujourd’hui selon lui, le plateau belge était déjà réputé pour sa diversité. Néerlandais, Belges, Wallons, Flamands, tout le monde se retrouvait sur les mêmes terrains. Cette tradition n’a pas disparu, elle s’est même structurée. Le championnat reste un point de ralliement pour les pilotes du Benelux, avec une couleur locale forte, faite de plusieurs langues, plusieurs écoles de pilotage, et une seule passion commune.

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L’AMPL propose toutes les catégories imaginables. C’est un point commun frappant avec le championnat suisse à Gorra, que le pilote connaît bien pour s’y être rendu à plusieurs reprises : on y trouve des vétérans, du vintage, des petits jeunes qui découvrent la discipline, et même des pilotes un peu élites qui viennent s’entraîner entre deux courses internationales. Le mélange est assumé, et c’est précisément ce qui fait l’intérêt du championnat. Pas de hiérarchie figée, pas de grille fermée : tout le monde peut s’inscrire, tout le monde peut se mesurer, à condition de respecter la catégorie de sa moto. Cette ouverture est une signature belge, et elle change radicalement l’approche par rapport à un championnat français plus compartimenté.

Pour un pilote français habitué aux championnats hexagonaux, découvrir l’AMPL, c’est accepter de rentrer dans une autre logique. Celle d’un motocross de proximité, où l’on croise sur la même grille un ancien pilote de GP, un père de famille sur une 125 M d’époque, et un adolescent qui apprend à gérer une 250 moderne. Le tout, sur des circuits qui n’existent souvent que le temps d’un week-end. Cette précarité, on y reviendra, fait à la fois le charme et la fragilité de l’organisation. Mais sur le moment, elle donne une fraîcheur au spectacle que peu d’autres championnats peuvent revendiquer.

 

3. Part’s Europe, FCR Racing et Théo Langlois, les partenaires du jour

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Le championnat AMPL ne vit pas seul. Il s’appuie sur des partenaires qui apportent à la fois du matériel et de la visibilité. Parmi eux, Part’s Europe a choisi l’AMPL pour représenter ses couleurs dans un maximum de catégories. Le pilote le résume d’une phrase : « On part des pré-94, aux espoirs, aux ladies, aux pros avec les inters, et c’est pour ça qu’on apprécie d’être ici. » L’idée est simple : être présent sur tous les segments, c’est toucher tous les profils de pilotes, du plus nostalgique au plus ambitieux. Part’s Europe assume un rôle de fil rouge entre les générations, et le championnat lui sert de vitrine idéale.

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Le fonctionnement du challenge Part’s Europe est tout aussi direct. Pour l’achat d’un maillot, tous les pilotes engagés dans chacune des catégories reçoivent des bons d’achat en récompense en fin de saison. Un système qui fidélise les engagés et qui donne du sens à l’inscription, au-delà du simple plaisir de rouler. Dans un championnat amateur comme l’AMPL, ce type de dispositif compte : il transforme une passion en un engagement annuel, et il donne aux pilotes une raison concrète de revenir sur toutes les manches, pas seulement celles qui les arrangent.

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Sur le terrain, le pilote croise Théo Langlois, du magasin FCR Racing. Théo est actuellement deuxième du championnat AMPL, avec 589 points au compteur. Le pilote insiste sur le chiffre : « 589 points, ça avance, ça met du gaz. » Le rythme est là, la progression aussi. FCR Racing est l’un de ces magasins indépendants qui font vivre le motocross local : pièces, conseils, présence sur les courses, mécénat discret de jeunes talents. Voir un de ses pilotes aux avant-postes, c’est la preuve que l’investissement humain paie, et c’est aussi une bonne raison, pour un observateur extérieur, de garder un œil sur le championnat dans les semaines qui viennent.

 

4. Sur la grille : le plan, le holeshot et la chute

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Avant de s’élancer, le pilote expose son plan à voix haute, comme il le fait souvent avant une course importante. La grille est pleine, ça va pousser au premier virage. Se mettre à l’extérieur n’est pas malin, parce que le risque de se faire serrer est trop grand. L’option choisie est claire : suivre Mathéo Pufay, son coéquipier du Touquet en Dicate, et s’enfiler derrière lui dès la sortie de grille. Mathéo a la vitesse pour partir devant et « leur serrer la gueule », selon l’expression du pilote. À lui de rester dans la roue. Le ton est donné : on ne court pas seul, on court avec un队友, et le plan de course se construit avant même que le drapeau ne tombe.

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Le plan fonctionne, au moins au début. Le holeshot est là, le pilote passe en premier dans le premier virage, sous les applaudissements. La caméra capte le moment, le pilote jubile : « Bah c’est beau ça. Hole shot. » Mais le motocross ne respecte pas toujours les plans. Une chute dans les premiers mètres renvoie la 250 CR 1986 en dernière position. Le pilote le reconnaît lui-même, presque philosophe : « Chute, dernier. » La sentence est immédiate : sept tours à remonter, avec du trafic, des trajectoires à négocier, et le stress classique du premier tour, celui qui existe, dit-il, « quel que soit le pays, la catégorie, l’avance au championnat ».

Reste à faire confiance, à faire signe aux commissaires, et à attaquer. Le pilote le sait : en vintage, remonter sept tours est long, mais pas impossible. Les dépassements se font à l’extérieur, dans les ornières, parfois dans les appuis. Chaque tour gagné est une petite victoire. Le pilote note d’ailleurs, avec un sourire en coin, qu’il n’y aura « pas de bougies », un clin d’œil à un anniversaire sans doute personnel, qui se fête malgré tout sur la moto. Le premier dépassement, sur la Derbi d’un concurrent, passe par l’extérieur. Le pilote jubile : « On double par l’extérieur, c’est le pied, j’adore. » Plus tard, dans la course, il confiera même avoir « l’impression d’être Johnson sur une Harley », une image savoureuse pour décrire l’allonge d’une mécanique deux temps bien née.

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5. La course vintage : 500 CR, 125 et 250 CR 86 sur la même prairie

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Ce qui frappe, quand on regarde le plateau de l’AMPL côté vintage, c’est la diversité des machines. Le pilote le résume en regardant la grille : « Motocross classique type prairie, regardez la catégorie vintage. Vous ne verrez jamais autant de motos sur une seule course, uniquement en Belgique. » Et en effet, le mélange est saisissant. À côté d’une 500 CR, on trouve une 125 M. Des 250 modernes croisent des 125 deux temps. Beaucoup de Honda, beaucoup de Suzuki, quelques Kawasaki d’époque. Le pilote ne cache pas son étonnement devant ce mélange des genres : « Il y a vraiment des 2 et demi, des 125 modernes, beaucoup de Honda et des Suz. C’est génial. » La cohabitation est totale : pas de séparation entre les générations, pas de course A et course B. Tout le monde roule ensemble, et c’est précisément ce qui rend la discipline si vivante.

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Le pilote note d’ailleurs qu’au chrono, juste devant lui, se trouve une 250 Suzuki de la même année que sa CR. Ce détail a son importance : sur le plan technique, les deux machines se valent, et la différence se fait au pilotage, pas à la cylindrée. Les 125 ne sont pas ridicules face aux gros cubes, parce que le terrain, les trajectoires et le physique du pilote comptent autant que la puissance brute. Le pilote le constate à chaque tour, et il en profite pour glisser un nom qui résonne dans le paddock : Stefan Everts, dont on reparlera plus loin, mais dont l’héritage, via la RML Charreau et Kawasaki, a profondément marqué la scène belge.

Au fil des tours, le pilote enchaîne les dépassements. À l’extérieur, ça passe, presque systématiquement. « À l’extérieur, ça passe. Ça passe toujours à l’extérieur », note-t-il, presque surpris par la régularité de la manœuvre. Sur une prairie belge, où les ornières se creusent tour après tour, l’extérieur reste souvent la solution la plus rapide, à condition de ne pas trop charger la moto dans les appuis. La 250 CR 1986, légère et maniable, s’y prête plutôt bien. Le pilote enchaîne : « Accélération forte, freinage appuyé, la petite ornière à l’intérieur qu’on connaît. » Les mots sont simples, mais ils décrivent un pilotage précis, ajusté, et le pilote s’amuse visiblement de la cohérence de la machine. La Derbi doublée plus tôt, puis un autre concurrent, puis un autre : la mécanique est bonne, le pilote est en confiance, et la 250 CR 1986 prouve qu’elle a encore de beaux restes.

 

6. Noah Denil, Stefan Everts et la mémoire du motocross belge

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En course, on croise des visages connus. Le pilote en salue plusieurs au passage, mais deux noms reviennent dans son commentaire et méritent qu’on s’y arrête. D’abord, Stefan Everts, dont il rappelle l’époque en RML Charreau, à une période où Kawasaki était très influent dans le championnat belge. Le pilote ne s’étend pas, mais le nom suffit à rappeler une époque : celle où Everts, avant de devenir multiple champion du monde, a fait ses gammes sur les terrains belges, dans une structure locale qui a compté. Pour tous les amateurs de la discipline, Everts reste un repère, et le simple fait d’évoquer son nom à propos d’une manche de l’AMPL montre à quel point la mémoire du motocross belge est encore vivante.

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Ensuite, Noah Denil. Pour ceux qui ne connaissent pas, Noah est le fils de Damien Denil, qui courait les Grands Prix 250 deux temps à la même époque que le pilote. Voir Noah aujourd’hui, avec de la barbe, sur une moto de course, a quelque chose de surréaliste. Le pilote le dit lui-même, presque ému : « C’est assez fou de le voir. » Cette transmission entre générations est l’une des beautés du championnat AMPL : on y croise des fils d’anciens, des vétérans qui n’ont jamais lâché la moto, et des jeunes qui découvrent le parfum des années quatre-vingt. Le mélange des âges fait partie de l’ADN du championnat, et il se voit jusque sur la grille de départ.

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La 250 CR 1986 s’inscrit dans cette mémoire. Pour le pilote, reprendre une machine de cette année-là, c’est renouer avec ses propres débuts. Sa première moto, à l’époque, c’était une 80 cm³. Les 250 CR de la fin des années quatre-vingt représentent l’âge d’or du deux temps, celui où les pilotes français et belges se retrouvaient sur les mêmes circuits, avec des machines légères, nerveuses, sans électronique. Au guidon de cette 250, le pilote ne court pas seulement contre des concurrents : il court aussi contre le temps, et contre l’oubli. C’est une autre façon de faire du sport, et c’est aussi ce qui donne à l’épisode sa tonalité particulière.

 

7. L’ambiance belge : friterie, gentillesse et cinq fédérations

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Au-delà de la course, le pilote voulait absolument capter l’ambiance belge. Il le dit sans détour : « L’ambiance belge, j’aurais été déçu de ne pas avoir le camion friterie posé au milieu des spectateurs. » C’est un détail, mais c’est un détail qui dit tout. En Belgique, le motocross ne se conçoit pas sans la friterie, sans les familles installées autour de la piste, sans les enfants qui courent entre les motos. C’est un sport populaire, ancré dans les villages, et ça se voit. Le pilote reconnaît que, sur ce point, la Belgique lui rappelle ce qu’il a connu en Suisse : un climat, une proximité avec le public, un rapport au terrain qui n’existe plus vraiment ailleurs.

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La gentillesse des gens le marque également. Pas un spectateur qui ne soit venu parler des motos, des Mix Tests, des courses à venir. Le pilote le dit avec un mélange de surprise et de satisfaction : « Il n’y a pas un qui n’est pas venu nous parler, des motos qu’ils avaient, des courses. » En une journée, il reçoit une vingtaine de propositions pour venir disputer les 12h de la Chinelle, une course d’endurance importante en Belgique, prévue fin août. Le pilote prend note, sourit, et explique : « C’est une course d’endurance hyper importante, justement en Belgique. C’est vraiment une ambiance particulière. » Les invitations se multiplient, les contacts se créent, et c’est précisément ce que ce type d’épisode cherche à mettre en valeur : le motocross comme lien social, pas seulement comme performance sportive.

Le pilote insiste aussi sur un chiffre qui peut surprendre : la Belgique compte au moins cinq fédérations de motocross. Cinq. Ce morcellement explique en partie la richesse du calendrier, mais aussi la fragilité de certains terrains, comme on le verra dans la partie consacrée à la mécanique et aux circuits. Il invite d’ailleurs les amateurs français à venir découvrir cette scène belge, qu’il juge à part, plus accessible, plus conviviale, plus proche du public. La Suisse reste un modèle, mais la Belgique, assure-t-il, vaut vraiment le détour. Le ton n’est pas promotionnel : il est celui d’un pilote qui a vu, et qui souhaite faire partager.

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8. Le plein du bonhomme : Holly et l’hydratation

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Avant même de parler mécanique, il y a une question à régler : le plein du pilote. Début juillet en Belgique, même si l’image d’Épinal associe le plat pays au froid et à la pluie, il fait chaud. Très chaud, même. Le pilote le rappelle avec un sourire entendu : « Je peux vous garantir qu’aujourd’hui, il ne fait absolument pas froid. » La Belgique, pour ceux qui n’y ont jamais mis les pieds en été, réserve parfois des surprises, et cette journée en fait partie. L’hydratation n’est donc pas une option, c’est une condition de la performance.

C’est Holly qui prend en charge l’hydratation. La marque, partenaire des épisodes vintage tout au long de l’année, propose plusieurs gammes bien distinctes. La gamme hydratation, justement, est destinée à être consommée pendant l’effort. La gamme énergie, plus sucrée, est plutôt prévue pour le retour en voiture le soir. La gamme Ice Tea, plus douce, accompagnera la petite soirée tranquille après la course. Enfin, la gamme Milkshake est pensée pour la récupération, une fois l’événement terminé. Le pilote insiste sur le fait que ces produits soutiennent la chaîne toute l’année, et que les épisodes vintage existent précisément grâce à ce partenariat.

Le pilote prépare donc sa boisson d’hydratation avant de prendre la grille. Il rappelle qu’il existe au moins 25 à 30 parfums différents, et que le mieux est de tester pour trouver celui qui convient. Son choix du jour : fraise kiwi, un parfum qu’il adore, et qu’il recommande sans hésiter. Pour les lecteurs qui souhaiteraient essayer, le code « NX Test », valable toute l’année sur le site de Holly, permet de bénéficier de 10 % de remise. Un détail utile pour les pilotes amateurs qui s’inspireraient de cet épisode pour préparer leurs propres sorties, en course comme à l’entraînement. Le pilote conclut, dans un sourire : « Hydratez-vous tout l’été sur les courses difficiles, les courses longues. »

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9. La 250 CR 1986 et son mélange Elf deux temps

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Reste le cœur du sujet : la moto. Une 250 CR de 1986, donc une machine qui a四十 ans cette année, ce qui en fait une pièce d’archive autant qu’un outil de course. Le pilote le reconnaît, et il sait que la moindre erreur de préparation peut tourner court. D’où le soin apporté au mélange. Pour préparer l’essence, il utilise la Motul 46, qui est l’huile deux temps Elf, et il pousse tous les taux au maximum. La logique est simple : sur une journée entière, avec sept tours de prairie et un championnat belge qui use les mécaniques, mieux vaut un mélange riche qu’un mélange juste, surtout quand la moto ne lui appartient pas.

Le pilote le dit sans détour : « Comme ce n’est pas ma moto, je peux vous dire qu’il est hors de question de l’abîmer. » La phrase n’est pas anodine. Elle résume l’état d’esprit de la journée : on vient pour le plaisir, pas pour la performance absolue. La 250 CR 1986 est prête, le mélange est prêt, il ne reste plus qu’à boucler les sept tours et à ramener la moto en un seul morceau. Le pari est tenu, et le pilote peut savourer, à l’arrivée, le sentiment d’avoir renoué avec une époque qu’il n’avait plus pratiquée depuis longtemps.

Au-delà de la moto elle-même, l’épisode est aussi l’occasion de dresser un constat plus large sur l’état des terrains belges. Le pilote le reconnaît, et il le fait sans détour : les terrains ont tendance à fermer les uns après les autres. La plupart des circuits sur lesquels il allait filmer il y a dix ou quinze ans n’existent plus. Le Mel reste le plus connu, mais avant, par exemple à Nismes, là où se tenait une épreuve nationale, il ne reste plus qu’une course par an, et encore, les organisateurs prient pour qu’elle puisse avoir lieu. L’arrivée de l’électrique pourrait, selon lui, aider à relancer la pratique, en la rendant plus accessible, moins bruyante, plus compatible avec les riverains. En attendant, les championnats qui durent une journée dans un champ, avec piquets plantés le matin et démontés le soir, restent la norme. C’est dans ce cadre, conclut le pilote, que se joue l’avenir du motocross de proximité en Belgique.

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10. FAQ

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Quel est le championnat évoqué dans la vidéo ?
Il s’agit du championnat AMPL, en Belgique, sponsorisé cette saison par Elf Mont, la branche belge de la marque. Le pilote y participe au guidon d’une 250 CR de 1986, dans la catégorie vintage.

Pourquoi Elf finance-t-il ce championnat belge ?
Le pilote dispose depuis plusieurs années d’un contrat avec Elf Mont, et non Elf France. C’est dans ce cadre que la marque sponsorise l’AMPL cette saison, ce qui a ouvert la porte à cette participation et à cet épisode.

Quelle moto le pilote utilise-t-il pour cette course ?
Une 250 CR de 1986, qui ne lui appartient pas. Le mélange est préparé à base de Motul 46 (huile deux temps Elf) avec des taux au maximum, afin de préserver la mécanique sur l’ensemble de la journée.

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Combien de tours compte la course ?
Sept tours, sur un circuit tracé dans un champ, le temps d’une journée, avec piquets plantés le matin et démontés le soir. C’est le format classique des manches de l’AMPL.

Qu’est-ce que la Chinelle ?
Les 12h de la Chinelle sont une course d’endurance moto importante en Belgique, prévue fin août. Le pilote indique avoir reçu une vingtaine de propositions pour y participer, preuve de l’accueil du public belge.

Qui sont les pilotes évoqués dans l’épisode ?
Le pilote croise notamment Mathéo Pufay, son coéquipier du Touquet en Dicate, ainsi que Théo Langlois (FCR Racing), deuxième du championnat AMPL avec 589 points. Il évoque aussi Stefan Everts (époque RML Charreau / Kawasaki) et Noah Denil, fils de Damien Denil, ancien pilote de GP 250 deux temps.

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Combien de fédérations de motocross compte la Belgique ?
Le pilote l’indique dans la vidéo : au moins cinq. Ce morcellement explique en partie la richesse du calendrier, mais aussi la fragilité de certains terrains.

 

11. Conclusion

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Cette journée belge, au guidon d’une 250 CR de 1986 sur un circuit tracé pour l’occasion dans un champ des Ardennes, résume à elle seule beaucoup de choses : la fragilité des terrains, la richesse d’un championnat qui mélange toutes les catégories, la transmission entre générations, et le rôle discret mais réel de partenaires comme Elf Mont, Part’s Europe ou FCR Racing. Le holeshot suivi d’une chute, la remontée à l’extérieur, la friterie au milieu des spectateurs, et le mélange deux temps préparé à base de Motul 46 forment un tout cohérent. Pour les amateurs de motocross vintage, et plus largement pour tous ceux qui s’intéressent à la scène belge, l’épisode vaut le détour. La source vidéo est à retrouver sur la chaîne YouTube de l’auteur.


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