Comment fonctionne la boite HONDA DCT par Moto Journal

La nouvelle Honda Gold Wing fait beaucoup parler d’elle depuis l’annonce de sa boîte « automatique » à sept rapports disponible en option. Sur le papier, la promesse est simple : on démarre, on roule, on ne touche plus au levier gauche. En pratique, la réalité mécanique est nettement plus subtile. Il ne s’agit pas d’une vraie boîte automatique comme celle d’une voiture, mais d’une boîte mécanique robotisée à double embrayage — la fameuse DCT — dont le fonctionnement mérite qu’on s’y attarde. Cette vidéo, publiée sur YouTube, propose justement d’en démonter le principe pièce par pièce, et c’est ce décryptage que l’on vous propose de retrouver ci-dessous.

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1. Ce que la nouvelle Gold Wing cache sous le capot

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Quand on découvre la nouvelle Gold Wing sur un salon ou dans un magazine, le premier réflexe est souvent de penser qu’elle a troqué sa mécanique contre une transmission « comme une voiture ». La réalité est plus nuancée : Honda propose bien une boîte à sept rapports en option, et à l’usage elle se comporte comme une automatique — pas de levier d’embrayage à actionner, le passage des rapports se fait tout seul, sans intervention du pilote. Mais derrière cette simplicité d’utilisation se cache une technologie bien différente d’un convertisseur de couple automobile.

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Il s’agit en fait d’une boîte mécanique classique, dont la commande a été entièrement robotisée. Les pignons, les arbres, les fourchettes sont toujours là, mais c’est un calculateur électronique qui décide du moment où il faut changer de rapport et du moment où il faut actionner l’embrayage. Cette famille de transmissions, baptisée DCT pour Dual Clutch Transmission, existe depuis plusieurs années dans la gamme Honda et se retrouve aujourd’hui sur la Gold Wing avec un septième rapport supplémentaire qui intrigue plus d’un motard habitué aux étagements traditionnels à cinq ou six vitesses.

L’appellation « automatique » est donc un abus de langage commercial. Pour le constructeur, il s’agit avant tout de simplifier l’expérience de conduite au quotidien, en particulier sur une machine de grand tourisme comme la Gold Wing, où le confort de pilotage est une priorité absolue. Mais sur le plan strictement mécanique, on reste bien face à une boîte de vitesses traditionnelle, simplement assistée par une électronique de pointe.

 

2. Pourquoi les motos n’ont jamais eu de vraie boîte automatique

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Pour comprendre l’angle choisi par Honda, il faut d’abord regarder ce qui se passe dans l’industrie automobile. Une vraie boîte automatique de voiture repose sur trois piliers techniques bien distincts. Le premier est un convertisseur de couple, qui remplace l’embrayage à disque classique et assure la transmission du couple moteur de manière hydraulique, sans interruption brutale. Le second pilier est un train d’engrenages épicycloïdaux — aussi appelés trains planétaires — qui prend la place des arbres et des pignons droits que l’on trouve sur une boîte manuelle. Le troisième pilier est un système de commande hydraulique qui gère les freins et les embrayages internes pour sélectionner les différents rapports sans intervention du conducteur.

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L’ensemble fonctionne très bien, et c’est même devenu la norme sur la grande majorité des automobiles vendues aujourd’hui. Mais cet ensemble a un défaut majeur pour une application moto : il est aussi lourd qu’encombrant. Le convertisseur de couple à lui seul pèse plusieurs kilogrammes, et les trains épicycloïdaux nécessitent un carter volumineux pour loger les satellites et les planétaires. Sur une voiture, ce surpoids est négligeable au regard de la masse totale du véhicule. Sur une moto, en revanche, chaque kilo compte — pour la maniabilité, pour la performance, et même pour le plaisir de pilotage.

C’est pour cela que, depuis des décennies, les motos utilisent toutes le même principe de transmission : une boîte mécanique avec un embrayage à débrayer à la main, des pignons à engager via un sélecteur au pied, et des fourchettes pour changer les rapports. Ce choix n’a rien d’arbitraire : il découle directement des contraintes d’encombrement et de masse d’un deux-roues, où la centralisation des masses et la compacité du bloc moteur sont des impératifs absolus.

Les scooters, eux, contournent le problème autrement : ils n’ont pas de vitesses du tout, juste un variateur qui adapte automatiquement le rapport à la vitesse de la machine. Mais on parle ici de motos à proprement parler, et le raisonnement est différent : on attend d’une moto qu’elle offre une plage d’utilisation étendue, des performances élevées et un comportement engageant — ce que le variateur de scooter ne permet pas.

 

3. Quelques exceptions qui ont osé l’expérience

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Le principe de la boîte mécanique n’est pas pour autant une loi universelle gravée dans le marbre. Quelques constructeurs ont déjà tenté des approches alternatives, avec des fortunes diverses. Récemment, l’Aprilia Mana a utilisé un variateur comparable à celui des scooters, supprimant complètement la gestion manuelle des rapports au profit d’une transmission entièrement automatique. Le pari était audacieux sur le papier, mais il n’a pas vraiment transformé le marché — la Mana reste une curiosité plus qu’une référence.

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Du côté de Honda justement, la marque avait déjà exploré une voie originale en 2008 avec le DN-01, une moto équipée d’une transmission hydraulique inédite. Ce système, qui n’a jamais été reconduit sur d’autres modèles de la gamme, représentait une tentative sérieuse de marier le confort d’une automatique avec les exigences d’une moto. Là encore, l’expérience est restée marginale, mais elle prouve que les ingénieurs japonais réfléchissent depuis longtemps à des alternatives à la boîte mécanique traditionnelle — bien avant l’arrivée de la DCT sur la Gold Wing.

Hormis ces rares tentatives, l’écrasante majorité des motos produites aujourd’hui — qu’elles soient sportives, routières, trails ou custom — reposent toujours sur le même schéma : boîte mécanique, embrayage à la main gauche, sélecteur au pied gauche. C’est précisément sur ce socle familier que vient se greffer la DCT, sans rien renier de la robustesse ni de la simplicité de la boîte mécanique classique.

 

4. Robotisée, pas automatique : la nuance qui change tout

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Quand on regarde la nouvelle Gold Wing et que l’on ne voit ni levier d’embrayage ni sélecteur visible au guidon, on peut légitimement penser qu’il s’agit d’une boîte automatique au sens automobile du terme. C’est une erreur d’interprétation fréquente, y compris dans la presse spécialisée. L’absence de commande manuelle au guidon ne signifie pas que la transmission est devenue automatique : elle signifie simplement qu’un système électro-hydraulique a pris la place de la main du pilote et de son pied gauche.

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Concrètement, la boîte robotisée est un système électro-hydraulique géré électroniquement. Il change les rapports et actionne l’embrayage à la place du pilote, mais il le fait sur une boîte strictement mécanique. En dehors du système de commande, les composants internes sont exactement les mêmes que sur une boîte classique : mêmes arbres primaire et secondaire, mêmes pignons, mêmes fourchettes, même barillet de sélection. Rien n’a été remplacé, rien n’a été transformé — seule la commande a été automatisée.

C’est cette nuance qui rend la DCT si particulière dans le paysage moto actuel. On garde la robustesse et la simplicité d’une boîte mécanique — celle que l’on connaît depuis des décennies et qui a fait ses preuves sur des millions de machines — mais on remplace la coordination main gauche / pied gauche du pilote par une électronique qui ne se trompe jamais de tempo, qui ne cale jamais au démarrage, et qui n’oublie jamais de ré-embrayer au moment opportun.

 

5. Les composants d’une boîte mécanique classique (rappel utile)

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Avant de plonger dans la spécificité de la DCT, un petit rappel sur ce que l’on trouve dans une boîte mécanique classique de moto n’est pas superflu. Les éléments sont peu nombreux, mais chacun joue un rôle précis dans la transmission du couple du moteur jusqu’à la roue arrière. Comprendre ces composants, c’est comprendre ce que la DCT n’a pas changé — et ce qu’elle a ajouté.

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On retrouve systématiquement dans une boîte mécanique de moto les éléments suivants :

  • Un embrayage, généralement multidisque en bain d’huile sur les motos modernes, qui connecte et déconnecte le moteur de la boîte de vitesses. C’est lui que le pilote actionne avec le levier gauche.
  • Un arbre d’entrée, aussi appelé arbre primaire, directement lié à l’embrayage. Il tourne à la même vitesse que le moteur tant que l’embrayage est fermé.
  • Un arbre de sortie, aussi appelé arbre secondaire, qui transmet le mouvement jusqu’à la roue arrière via la chaîne ou la courroie de transmission finale.
  • Un mécanisme de sélection comprenant le barillet de sélection et les fourchettes. C’est ce mécanisme qui translate les pignons pour engager le rapport demandé par le pilote.
  • Des couples de pignons — un pignon menant sur l’arbre primaire et un pignon mené sur l’arbre secondaire — qui définissent les rapports de démultiplication. Chaque rapport correspond à un couple de pignons de taille différente.

C’est l’engagement simultané d’un pignon sur l’arbre primaire et de son correspondant sur l’arbre secondaire qui détermine le rapport engagé à un instant donné. Tant que le pilote n’actionne pas le sélecteur, un seul couple de pignons transmet le mouvement du moteur vers la roue arrière. Les autres pignons, même s’ils tournent, ne participent pas à la transmission du couple.

 

6. Comment les rapports s’engrènent vraiment

Le détail qui surprend souvent les non-initiés, c’est que tous les pignons ne sont pas solidaires de leur arbre en permanence. Certains sont dits « fous » — et ce n’est pas une expression familière, c’est bien le terme technique utilisé en mécanique. Un pignon fou tourne librement autour de son arbre sans y être fixé rigidement. Il est en prise constante avec un autre pignon, mais il ne transmet aucun couple tant qu’il n’est pas verrouillé sur son arbre.

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Pour transmettre le couple, le pignon fou doit devenir momentanément solidaire de l’arbre. C’est là qu’intervient le baladeur. Le baladeur est un pignon voisin, solidaire de l’arbre, qui peut coulisser le long de celui-ci pour venir s’accrocher au pignon fou grâce à des crabots — des dents placées sur les côtés des pignons, en forme de griffes, qui s’emboîtent les unes dans les autres. Quand le baladeur et le pignon fou sont verrouillés ensemble par leurs crabots, le couple passe enfin dans le rapport choisi.

En pratique, ce sont les fourchettes de sélection qui déplacent les baladeurs. Chaque fourchette est liée à un rapport et coulisse sur commande du barillet de sélection, lui-même actionné par le sélecteur au pied gauche. C’est ce mécanisme qui, dans une boîte classique, impose au pilote de coordonner trois actions distinctes à chaque changement de rapport : débrayer, actionner le sélecteur, puis ré-embrayer. Une mauvaise coordination et la boîte coince, cale, ou refuse de passer le rapport suivant.

 

7. L’astuce de la DCT : deux arbres primaires imbriqués

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Voilà où la DCT Honda se distingue vraiment d’une boîte mécanique traditionnelle. Comme son nom l’indique — Dual Clutch Transmission — elle possède deux embrayages. On retrouve toujours un arbre primaire et un arbre secondaire, mais l’astuce réside dans la conception même de l’arbre primaire : il est séparé en deux parties indépendantes, chacune connectée à son propre embrayage. Ce n’est donc pas un, mais deux embrayages qui pilotent la transmission.

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Reste un problème évident de place : comment faire tenir deux arbres primaires côte à côte dans le carter moteur, alors qu’une boîte classique n’en compte qu’un ? La solution trouvée par les ingénieurs Honda est d’une élégante simplicité. L’un des deux arbres primaires est creux — c’est-à-dire tubulaire — et le second arbre passe à l’intérieur du premier. Cette architecture concentrique permet de conserver un encombrement proche de celui d’une boîte classique, tout en doublant la capacité de transmission et en logeant les deux embrayages dans le même carter.

Avec cette configuration, Honda répartit les rapports de manière très logique et très lisible. Tous les rapports impairs — première, troisième, cinquième et septième — sont regroupés sur l’une des deux moitiés de primaire. Tous les rapports pairs — deuxième, quatrième et sixième — sont regroupés sur l’autre moitié. Chaque moitié est pilotée par son propre embrayage, et les deux fonctionnent en parallèle.

Le bénéfice de cette architecture devient évident dès que l’on roule. Si l’on est en troisième, par exemple, seul l’embrayage connecté à la moitié de primaire des rapports impairs est actif — il est embrayé, il transmet le couple. L’autre embrayage, celui des rapports pairs, est débrayé. Cela signifie que l’on peut engager sans problème le quatrième ou le deuxième rapport sur l’autre moitié de primaire, alors que l’on est toujours en troisième. On circule donc avec deux rapports engagés simultanément dans la boîte, mais un seul est actif à un instant donné — celui dont l’embrayage correspondant est embrayé.

 

8. Le passage des rapports en pratique

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Une fois cette architecture posée, le passage des rapports devient un jeu d’enfant pour le calculateur électronique. C’est la gestion électronique qui décide seule du moment et du rapport à engager — le pilote n’intervient plus du tout dans la séquence. Et elle n’est pas bête : si vous êtes en troisième et que vous accélérez franchement, le quatrième rapport est immédiatement présélectionné sur l’autre moitié de primaire, prêt à prendre le relais. À l’inverse, si vous décélérez ou freinez, c’est le deuxième qui est présélectionné en anticipation, prêt à être activé dès que le régime moteur descendra suffisamment.

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Concrètement, pour changer de rapport, il suffit de permuter les deux embrayages — c’est-à-dire inverser leur état en quelques millisecondes. Reprenons l’exemple du passage de la première à la deuxième. Il faut débrayer l’embrayage lié aux rapports impairs — celui qui transmettait le couple jusqu’ici — et embrayer simultanément celui lié aux rapports pairs. Le deuxième rapport, qui était déjà engagé en parallèle sur l’autre moitié de primaire, devient alors actif instantanément. La transition est si rapide que le pilote ne perçoit qu’un passage fluide, sans rupture perceptible.

Le pilote, lui, ne perçoit qu’une transition fluide entre deux rapports, sans rupture de couple visible ni temps mort. C’est précisément cette mécanique qui permet à la Gold Wing de proposer un comportement proche d’une automatique sans abandonner la robustesse ni la simplicité d’une boîte mécanique. Et c’est aussi ce qui explique pourquoi la DCT peut être utilisée aussi bien en mode entièrement automatique qu’en mode manuel, avec des palettes au guidon pour les motards qui veulent reprendre la main.

 

9. Les deux gros avantages : rapidité et douceur

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La question légitime que l’on peut se poser face à une telle complexité mécanique est : pourquoi faire aussi compliqué ? Pourquoi ajouter un deuxième embrayage, imbriquer deux arbres primaires, et confier toute la commande à un calculateur électronique ? La réponse tient en deux mots : rapidité et douceur. Ce sont les deux avantages concrets que la DCT apporte par rapport à une boîte mécanique traditionnelle.

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Sur le plan de la rapidité, le gain est considérable et facilement chiffrable. Avec une boîte classique à un seul embrayage, changer de rapport impose normalement quatre étapes distinctes. Il faut d’abord soulager les pignons du couple qu’ils transmettent — sauf à passer les vitesses à la volée, ce qui reste acrobatique et réservé aux pilotes très expérimentés. Ensuite, il faut désengager le rapport sur lequel on roule en tirant sur le levier d’embrayage. Puis il faut engager le rapport suivant — ce qui correspond à un seul coup de botte sur le sélecteur mais représente bien deux étapes distinctes : désengagement du rapport actuel et engagement du suivant. Enfin, il faut ré-embrayer pour que le nouveau rapport devienne actif et transmette à nouveau le couple à la roue arrière.

Avec une boîte à double embrayage comme la DCT, deux de ces quatre étapes sont court-circuitées. L’engagement du rapport suivant est déjà réalisé en parallèle sur l’autre moitié de primaire, et le désengagement du rapport précédent se fait plus tard, de manière asynchrone, sans interrompre la transmission du couple. Ajoutez à cela que ce n’est plus le pilote qui gère l’embrayage — et donc plus de temps perdu à coordonner main gauche et pied gauche — et vous obtenez une gestion électronique suffisamment précise pour permuter les deux embrayages en quelques millisecondes seulement.

Sur le plan de la douceur, l’apport est tout aussi sensible, voire plus perceptible au quotidien. Sur une boîte classique, le temps que l’on perd entre chaque rapport est un temps pendant lequel le moteur n’entraîne plus la roue — ce que l’on appelle une rupture de couple. C’est une sorte de temps mort que l’on ressent physiquement, et qui fait plonger la moto vers l’avant au moment du débrayage. Au moment du ré-embrayage, avec le nouveau rapport enclenché, le régime moteur peut être inadapté à la vitesse de la moto et provoquer une nouvelle secousse, parfois désagréable. En agissant très rapidement, la DCT limite très nettement ces ruptures de couple, et la moto progresse de manière beaucoup plus linéaire, sans à-coups ni plongeons.

 

10. Pourquoi sept rapports sur la Gold Wing

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Reste une question que beaucoup de motards se posent en découvrant la fiche technique de la nouvelle Gold Wing : pourquoi avoir ajouté un septième rapport ? Les motos se contentent traditionnellement de cinq ou six rapports, et ce chiffre fait référence depuis des décennies dans le monde de la moto. La réponse est directement liée à la philosophie de la DCT et aux exigences spécifiques d’une machine de grand tourisme comme la Gold Wing.

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Avec une seule vitesse, même un moteur très performant de 200 chevaux n’arriverait pas à couvrir toute la plage d’utilisation d’une moto. Pour atteindre la vitesse maximale, il faudrait disposer de l’équivalent d’un sixième rapport — celui que l’on connaît déjà sur la plupart des motos actuelles et qui permet de cruiser à haute vitesse sans pousser le moteur dans ses derniers retranchements. Ajouter un septième rapport, c’est avant tout densifier l’étagement pour exploiter au mieux la courbe de couple du moteur, en particulier sur une machine lourde et puissante comme la Gold Wing, où l’on cherche à la fois du confort à basse vitesse et de la performance à haute vitesse.

La vidéo source, sur laquelle s’appuie cet article, est interrompue avant la fin de l’explication sur le choix du septième rapport. On ne dispose donc pas ici du détail complet du raisonnement d’Honda sur ce point précis — il faudrait compléter avec la documentation technique officielle de la marque pour avoir une réponse exhaustive sur le bénéfice exact de ce septième rapport par rapport à un étagement classique à six vitesses.

 

11. FAQ

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La DCT Honda est-elle une vraie boîte automatique ?
Non. C’est une boîte mécanique classique dont la commande est robotisée. À l’usage, elle se comporte comme une automatique — pas de levier d’embrayage, passage des rapports automatique — mais sur le plan technique, les composants internes restent ceux d’une boîte mécanique traditionnelle : arbres, pignons, fourchettes, barillet. Seule la commande a été remplacée par un système électro-hydraulique géré électroniquement.

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Pourquoi les motos n’utilisent-elles pas un convertisseur de couple comme les voitures ?
Parce qu’un convertisseur de couple associé à des trains d’engrenages épicycloïdaux est trop lourd et trop encombrant pour une moto. Sur une voiture, ce surpoids est négligeable. Sur un deux-roues, où chaque kilo compte pour la maniabilité et la performance, ce type de transmission n’est pas viable. C’est pour cela que les motos utilisent depuis des décennies des boîtes mécaniques à un seul embrayage.

Combien d’embrayages possède la DCT ?
Deux. C’est d’ailleurs son nom — Dual Clutch Transmission — qui le signifie. Chaque embrayage est connecté à une moitié indépendante de l’arbre primaire : l’un pour les rapports impairs, l’autre pour les rapports pairs. Les deux arbres primaires sont imbriqués l’un dans l’autre — l’un est creux et l’autre passe à l’intérieur — pour tenir dans le même carter qu’une boîte classique.

Comment les rapports pairs et impairs sont-ils répartis dans la DCT ?
Tous les rapports impairs (1re, 3e, 5e, 7e) sont regroupés sur l’une des deux moitiés de primaire, pilotée par un embrayage dédié. Tous les rapports pairs (2e, 4e, 6e) sont regroupés sur l’autre moitié, pilotée par l’autre embrayage. Cette répartition permet d’avoir en permanence le rapport suivant présélectionné sur l’autre moitié, prêt à être activé par une simple permutation des deux embrayages.

Quels sont les avantages concrets de la DCT par rapport à une boîte classique ?
Deux avantages majeurs. D’abord la rapidité : la DCT court-circuite deux des quatre étapes nécessaires à un changement de rapport classique, et le passage se fait en quelques millisecondes. Ensuite la douceur : en réduisant le temps pendant lequel le moteur n’entraîne plus la roue — ce qu’on appelle la rupture de couple — la DCT élimine les à-coups et les plongeons que l’on ressent sur une boîte mécanique traditionnelle.

Pourquoi la nouvelle Gold Wing propose-t-elle sept rapports ?
Pour densifier l’étagement et exploiter au mieux la courbe de couple du moteur. Avec une seule vitesse, même un moteur de 200 chevaux n’arriverait pas à couvrir toute la plage d’utilisation. Le sixième rapport est nécessaire pour atteindre la vitesse maximale dans de bonnes conditions. Le septième rapport permet d’affiner encore l’étagement, en particulier sur une machine lourde et puissante comme la Gold Wing, où l’on cherche à la fois du confort à basse vitesse et de la performance à haute vitesse.

La DCT permet-elle encore de passer les rapports manuellement ?
La vidéo source n’aborde pas directement cette question, mais sur les autres modèles Honda équipés de la DCT — comme les Africa Twin ou les NC — le constructeur propose systématiquement un mode manuel avec des palettes au guidon. Il est très probable que la Gold Wing suive la même logique, mais cela ne peut pas être confirmé à partir du seul contenu de cette vidéo.

 

12. Conclusion

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La nouvelle Honda Gold Wing et sa boîte DCT à sept rapports illustrent une tendance de fond dans l’industrie moto : la recherche du confort de conduite sans renoncer aux fondamentaux mécaniques. En robotisant une boîte mécanique classique plutôt qu’en adoptant un convertisseur de couple automobile, Honda mise sur la rapidité de passage des rapports et la suppression des ruptures de couple pour offrir une expérience proche de l’automatique, tout en conservant la robustesse et la simplicité d’une transmission traditionnelle. Cette vidéo, publiée sur YouTube, permet de comprendre pourquoi cette technologie n’a rien d’un gadget : derrière la simplicité d’usage affichée au guidon se cache une architecture mécanique ingénieuse, avec deux arbres primaires imbriqués et deux embrayages travaillant en parallèle pour rendre chaque passage de rapport quasi instantané. Pour aller plus loin sur le détail du septième rapport et sur les choix d’étagement propres à la Gold Wing, la documentation technique officielle de Honda reste la source la plus fiable.

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Retrouver la vidéo complète ci-dessous :

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