CFMOTO 500SR VS ZXMOTO 500RR, laquelle choisir par Motoverse
Il y a encore quelques années, évoquer une sportive chinoise à quatre cylindres tenait presque de la provocation. Les choses ont changé : aujourd’hui, des marques comme CFMOTO et ZXMOTO proposent des machines aux châssis sérieux, aux moteurs tournés vers le haut et aux fiches techniques qui n’ont plus rien à envier aux productions japonaises ou européennes d’entrée de gamme. Pour s’en rendre compte, il suffit de jeter un œil à deux modèles qui circulent beaucoup en ce moment sur les forums et dans les concessions : la CFMOTO 500SR et la ZXMOTO 500RR. Deux quatre-cylindres, deux philosophies, deux prix d’appel sensiblement différents — et, surtout, deux visions de ce que doit être une sportive de moyenne cylindrée.

Pour y voir plus clair, nous nous sommes appuyés sur l’essai filmé par un motard qui a accompagné un ami en concession pour essayer les deux machines l’une après l’autre. Au guidon de chacune, il a noté les sensations du moteur, la position de conduite, le comportement du châssis, l’efficacité du freinage et la cohérence globale de chaque moto avec un usage réel. Les impressions qui suivent reformulent cet essai. Elles ne prétendent pas remplacer un test longue durée, mais elles donnent un cadre honnête à quiconque hésite aujourd’hui entre ces deux références chinoises. La vidéo d’origine, publiée par son créateur, est consultable ici.
Avant d’entrer dans les détails, rappelons une évidence : comparer deux motos, ce n’est pas seulement aligner des chiffres sur un tableau. Une 500RR ne joue pas le même match qu’une 500SR, et c’est précisément ce qui rend ce duel intéressant. L’une vise la piste et les trajectoires propres ; l’autre cherche à rester utilisable du lundi au vendredi, avec une cartonie moteur qui pardonne et une position qui ne casse pas le dos au bout de quarante minutes. Voici donc ce qu’il faut en retenir.
1. Deux quatre-cylindres chinoises dans le même miroir

Le marché de la sportive de moyenne cylindrée a longtemps été verrouillé par les productions japonaises. Les Yamaha YZF-R3, Honda CBR500R, Kawasaki Ninja 500 et Suzuki GSX-8R ont structuré le segment, en proposant des bicylindres ou des twins accessibles financièrement et sages en termes d’assurance. La donne change avec l’arrivée des Chinoises : en montant un quatre-cylindres dans une sportive de 500 cm³, CFMOTO et ZXMOTO placent d’emblée leurs machines dans un registre plus haut perché, plus sonore, plus typé piste. Les deux marques n’ont pas la même histoire. CFMOTO s’est construit une réputation à marche forcée en s’appuyant sur des partenariats industriels, notamment avec KTM, et dispose aujourd’hui d’un réseau de distribution structuré. ZXMOTO, plus récente sur la scène internationale, mise sur une image plus radicale et joue la carte de la sportivité assumée.

Sur le papier, les deux machines se ressemblent : quatre-cylindres en ligne, carénage intégral, position sportive, optique verticale, échappement court sous la selle. Elles s’adressent toutes deux à un motard détenteur du permis A2 qui cherche soit une première vraie sportive, soit une monture plaisir après une période sur des trails ou des roadsters. Mais la comparaison s’arrête là. La 500RR pousse le curseur très loin dans la direction de la pistarde légère ; la 500SR assume une orientation routière sans pour autant renier son ADN sportif. Comprendre cette différence d’orientation est essentiel pour ne pas acheter la mauvaise moto. Ce duel n’est pas une simple question de chevaux ; c’est une question d’usage, de feeling et de tolérance au compromis.
2. Cylindrée, puissance, accélération : les chiffres du duel

Commençons par les données objectives, celles que l’on trouve sur les fiches techniques. La ZXMOTO 500RR affiche une cylindrée réelle de 470 cm³. C’est légèrement inférieur à la cylindrée nominale, un détail qui n’a rien d’anormal dans le segment : la mesure est prise selon les normes en vigueur et ne change rien à l’usage. La puissance atteint 84,3 chevaux environ, le couple culminant dans le haut du compte-tours. La firme chinoise revendique un 0 à 100 km/h en 3,4 secondes et une vitesse de pointe de 235 km/h. Des chiffres qui, sur le papier, la rapprochent de machines de cylindrée supérieure.
La CFMOTO 500SR part d’une base plus généreuse côté cylindrée : 499 cm³, soit la limite symbolique de la catégorie. Sa puissance est annoncée à 83 chevaux une fois l’effet de l’admission ram-air pris en compte, c’est-à-dire l’air qui s’engouffre dans la boîte à air lorsque la moto est en mouvement. La marque annonce un 0 à 100 km/h en 3,9 secondes et une vitesse de pointe de 220 km/h. La différence est nette : environ un demi-seconde sur l’exercice du 0 à 100 et quinze km/h de moins en vitesse maxi. Ces écarts paraissent faibles, mais ils se ressentent très clairement au guidon, en particulier quand on enchaîne deux files de voitures ou quand on profite d’une ligne droite sur autoroute pour relancer.
Sur la consommation et l’autonomie, en revanche, les deux machines se rejoignent. Elles embarquent un réservoir de 15 litres, ce qui leur confère une autonomie théorique d’environ 300 km dans des conditions de roulage normales. La consommation est jugée similaire par l’essayeur, ce qui n’a rien d’étonnant : à cylindrée quasi identique et à poids comparable, les deux blocs s’inscrivent dans la même fourchette. Précision utile : les deux motos exigent du carburant 95 octane. On évitera donc d’aller faire le plein à la station la plus proche si celle-ci ne distribue que du 95 E10 ou, pire, du sans-plomb 98 — le 95 standard reste la valeur de référence pour ces mécaniques.
Enfin, signalons que la puissance de la 500RR est libérée au-delà de 11 000 tr/min. C’est un point crucial : la ZXMOTO est une moto qui aime les hauts régimes, et l’on n’en retire vraiment les bénéfices qu’au-delà de 9 000 tr/min. À l’inverse, la CFMOTO propose une cartographie moteur plus en retrait sur les régimes élevés, mais plus consistante dans les bas et moyens régimes. Cette différence de caractère se voit dans les chiffres, mais elle se sent surtout dans la conduite au quotidien, comme on va le voir maintenant.
3. Caractère moteur : la 500RR cogne haut, la 500SR s’exprime bas

Les chiffres ne disent pas tout d’un quatre-cylindres. L’architecture même du moteur — un quatre en ligne, donc — impose un certain nombre de caractéristiques : une montée en régime linéaire, une sonorité aiguë à haut régime, un couple maximal situé dans le haut du compte-tours. Mais le réglage interne, la cartographie d’injection et la démultiplication finale changent du tout au tout la manière dont le moteur se comporte au quotidien. C’est exactement ce qui distingue les deux motos essayées.
Sur la ZXMOTO 500RR, l’essai décrit un bloc « pur haut régime ». En clair, le moteur n’aime pas être brusquement sollicité en dessous de 6 000 tr/min. Il faut le monter dans les tours pour qu’il révèle son potentiel, et c’est une fois passé le seuil des 10 000 tr/min que la poussée devient franchement enthousiasmante. Le constructeur a soigné la démultiplication : il est possible de dépasser les 100 km/h en première, ce qui donne une idée de l’allonge du moteur. En usage routier, cela signifie qu’il faut jouer régulièrement du sélecteur pour rester dans la bonne plage de régime. La sonorité, elle, est typiquement celle d’un quatre-cylindres de sportive : un sifflement aigu dans les tunnels qui, selon l’essayeur, donne une sensation d’immersion assez rare sur une 500 cm³.
Sur la CFMOTO 500SR, la philosophie est à l’opposé. Le moteur délivre une puissance un cran en deçà de celle de la 500RR, mais son couple est disponible plus tôt. L’essai souligne que la moto propose une « sortie de puissance régulière à partir d’environ 4 000 tr/min » en circulation urbaine. Concrètement, il n’est pas nécessaire de monter dans les tours pour relancer dans un rond-point ou pour doubler une file de voitures. C’est une moto qui s’accommode d’un roulage en sixième sous 4 000 tr/min sans hoqueter ni vibrer excessivement. Pour un motard qui effectue ses trajets quotidiens en ville ou sur route, c’est un confort d’utilisation qui change tout au long d’une semaine.
Cette différence de caractère n’est pas qu’une question de réglage. Elle traduit une intention. La 500RR se destine à un public qui cherche l’expérience sportive brute, prête à monter dans les tours pour en profiter. La 500SR se destine à un public qui veut une moto capable de partir au boulot le matin sans exiger une concentration de pilote de Grand Prix, tout en gardant de la réserve pour une sortie plaisir le week-end. C’est précisément ce qui justifie, à notre sens, l’écart de prix et de positionnement entre les deux machines.
4. Châssis, poids et tenue de cap : l’agilité contre la stabilité

Une sportive, ce n’est pas qu’un moteur. Le châssis, la géométrie, le poids et la hauteur de selle déterminent la manière dont la moto se place dans une courbe, dont elle freine, dont elle se manœuvre à l’arrêt et dont elle reste stable à grande vitesse. Les deux motos essayées affichent des choix très différents sur ces points.
La ZXMOTO 500RR revendique un poids de 170 kg et une hauteur de selle de 795 mm. Ce sont deux chiffres qui parlent immédiatement aux motards de petite taille. 170 kg pour une sportive de 500 cm³, c’est remarquablement léger, et 795 mm de selle, c’est accessible à un grand nombre de gabarits. Sur la route, l’essai souligne que la moto se montre très agile, en particulier sur les routes de montagne sinueuses : le cadre léger permet des changements d’angle rapides, la direction répond immédiatement et la moto se place avec précision. Pour un pilote qui aime enrouler les virages serrés, c’est un plaisir immédiat.
En revanche, la ZXMOTO n’est pas livrée avec un amortisseur de direction d’origine. Or, à haute vitesse, sur des routes dégradées ou enchaînant les bosses, l’absence de cet élément se fait sentir : la stabilité n’est que « moyenne » selon l’expression employée dans l’essai, et la moto demande plus d’attention au guidon pour rester sur sa trajectoire. Ce n’est pas rédhibitoire — beaucoup de sportives légères vivent avec ce défaut — mais c’est à prendre en compte pour un usage routier intensif ou pour de longs trajets.
La CFMOTO 500SR, de son côté, est annoncée à 187 kg, avec une hauteur de selle de 805 mm. Le poids est supérieur de 17 kg à celui de la 500RR, et la selle est dix millimètres plus haute. Sur le papier, ces chiffres paraissent défavorables à la CFMOTO. Mais l’essai souligne plusieurs points importants : la 500SR est équipée d’un cadre plus rigide, d’une suspension entièrement réglable et d’un amortisseur de direction monté d’usine. Le résultat est net : la moto offre une meilleure stabilité en courbe à haute vitesse, un balancement minimal à grande vitesse et une meilleure absorption des vibrations sur chaussée dégradée. Sur long trajet, l’essayeur note une fatigue réduite au niveau des poignets et de la taille.
En clair, la ZXMOTO est la plus agile et la plus maniable ; la CFMOTO est la plus stable et la plus confortable sur la durée. Les deux qualités ne sont pas opposées en valeur absolue, mais elles s’adressent à des pilotes différents. Le choix dépend du type de routes que l’on pratique le plus : sinueux et courts trajets pour la 500RR, longs tronçons et usage mixte pour la 500SR.
5. Électronique de série, freinage et suspension

Les motos modernes ne se résument plus à leur moteur et à leur châssis : l’électronique embarquée joue désormais un rôle central dans l’expérience de pilotage et la sécurité active. Les deux machines essayées n’offrent pas le même niveau d’équipement dans ce domaine.
La ZXMOTO 500RR est, de loin, la mieux dotée en électronique de série. Elle embarque un ABS en virage (cornering ABS), c’est-à-dire un système qui prend en compte l’angle d’inclinaison pour doser la pression de freinage. Elle dispose aussi d’un contrôle de traction multi-niveaux, d’un launch control (régulation du départ arrêté) et d’un quickshifter bidirectionnel, qui permet de monter et descendre les rapports sans toucher au levier d’embrayage. Cet ensemble électronique est clairement pensé pour un usage sur piste, où le pilote veut pouvoir se concentrer sur les trajectoires et la gestion des gaz sans se soucier du point de patinage de l’embrayage. Pour un motard qui prévoit de rouler sur circuit, c’est un avantage réel.
La CFMOTO 500SR n’est pas en reste côté suspension : elle est équipée d’une suspension entièrement réglable, ce qui permet d’adapter la moto à son gabarit, à son style et au type de routes pratiquées. Elle reçoit également des étriers Nissin, un fabricant japonais réputé pour la qualité de ses systèmes de freinage. On retrouve enfin un amortisseur de direction d’usine, absent sur la ZXMOTO. En revanche, la dotation électronique est plus mesurée : pas de launch control, pas de quickshifter bidirectionnel en série. C’est un choix cohérent avec la vocation routière de la machine.
En termes de réseau, la CFMOTO dispose d’un avantage structurel important : la marque revendique plus de mille points de service après-vente en Chine. Pour un acheteur chinois, cela signifie une grande facilité à trouver une concession pour l’entretien, la garantie ou les pièces détachées. Pour un acheteur européen, ce chiffre est moins directement transposable, car le réseau local dépend des importateurs. Il convient donc de vérifier la densité du réseau dans son pays avant de trancher.
Pour résumer : la 500RR est plus complète côté électronique, la 500SR est mieux équipée côté partie-cycle et freinage. L’écart se justifie si l’on a un usage clairement défini, mais il peut devenir secondaire si l’on se contente d’une utilisation polyvalente.
6. Position de conduite et usage quotidien

Au-delà des chiffres et de l’électronique, c’est souvent la position de conduite qui détermine si une moto sera effectivement utilisée ou si elle finira au fond d’un garage. Une sportive trop radicale devient vite inconfortable dès qu’on l’utilise pour autre chose que de la piste. Une sportive trop souple perd l’ADN qui fait son intérêt. Les deux motos essayées occupent deux places bien distinctes sur ce spectre.
La ZXMOTO 500RR est décrite comme une moto « à tendance pistarde », avec une position de conduite agressive. Les bracelets sont bas, les repose-pieds hauts, le buste penché sur le réservoir. C’est la position classique d’une sportive prête pour le circuit. Sur un trajet urbain d’une demi-heure, c’est vivable ; sur une heure d’autoroute, cela commence à peser sur les poignets, les épaules et le bas du dos. Pour un usage quotidien, il faut accepter cette contrainte ou savoir alterner avec une autre monture.
La CFMOTO 500SR propose une position de conduite plus confortable, orientée vers un usage quotidien. Le buste est légèrement moins incliné, les bracelets sont un peu plus hauts, les repose-pieds un peu plus bas. Ce n’est pas une position touring, mais c’est un compromis qui permet d’envisager une heure de trajet sans souffrir. La marque vise clairement le motard qui cherche une monture polyvalente, capable d’aller au travail la semaine et de prendre de l’autoroute le week-end.
L’essai propose une synthèse utile : si l’on cherche la performance pure en ligne droite, le comportement sur piste et la légèreté en courbe, la ZXMOTO 500RR est le choix qui s’impose. Si l’on utilise principalement sa moto pour les trajets quotidiens et que l’on profite de l’autoroute de temps en temps le week-end, la CFMOTO 500SR est plus cohérente. Il n’y a pas de bonne réponse universelle : il n’y a que la bonne réponse en fonction de son usage réel.
7. FAQ

La ZXMOTO 500RR est-elle vraiment plus rapide que la CFMOTO 500SR ?
Oui, d’après les chiffres annoncés par les constructeurs : 235 km/h en vitesse de pointe contre 220 km/h, et 3,4 s au 0 à 100 km/h contre 3,9 s. L’écart est sensible sur route ouverte, mais il faut garder en tête que ces performances supposent un usage en haut régime, peu compatible avec un trafic chargé.
Quelle moto est la plus adaptée à un permis A2 ?
Les deux peuvent être bridées pour répondre à la réglementation A2 en Europe (puissance maximale de 35 kW). Aucune des deux n’est livrée en version bridée d’origine dans la majorité des marchés. Il faudra donc vérifier auprès du concessionnaire si la moto est proposée en version A2 ou si un kit de bridage est disponible.
La 500RR est-elle vraiment plus légère de 17 kg que la 500SR ?
D’après les chiffres annoncés dans l’essai, la situation est inversée : la 500RR pèse 170 kg et la 500SR pèse 187 kg. C’est donc la CFMOTO qui est 17 kg plus lourde que la ZXMOTO, et non l’inverse. Cette différence se ressent surtout dans les manœuvres à basse vitesse et dans les enchaînements de virages serrés.

Peut-on utiliser ces motos tous les jours ?
Oui, les deux. La 500RR reste utilisable au quotidien à condition d’accepter une position plus radicale. La 500SR est objectivement plus à l’aise dans cet exercice grâce à sa position de conduite moins agressive et à son couple disponible plus tôt.
Quel carburant utiliser ?
Les deux motos exigent du carburant 95 octane, comme la majorité des sportives du segment. Il faut donc éviter de faire l’appoint avec du 98 ou du 95 E10 sans avoir vérifié la compatibilité avec le réservoir et le moteur.
La 500RR est-elle adaptée à la piste ?
Oui, c’est clairement son terrain de prédiionction. Son électronique complète (ABS en virage, contrôle de traction multi-niveaux, launch control, quickshifter bidirectionnel) et sa légèreté en font une moto prête pour une journée circuit. En revanche, l’absence d’amortisseur de direction d’origine impose un investissement complémentaire pour un usage intensif sur circuit.
Le réseau après-vente de CFMOTO est-il dense en Europe ?
CFMOTO dispose d’un réseau croissant en Europe, mais la densité réelle dépend du pays. Le chiffre de « mille points de service » cité dans l’essai concerne le marché chinois. Pour un acheteur français ou européen, il est conseillé de vérifier la carte du réseau sur le site officiel avant l’achat.
8. Conclusion
La 500RR et la 500SR ne sont pas des concurrentes frontales : elles servent des usages distincts. La ZXMOTO 500RR est une pistarde légère qui assume un caractère pointu, des performances de premier ordre et une dotation électronique tournée vers le circuit. La CFMOTO 500SR est une routière sportive qui conserve l’esprit d’une sportive, mais avec une approche plus douce du moteur, une position moins agressive et une stabilité supérieure. Entre les deux, le choix dépend moins d’une question de budget que d’une question de mode de vie : pilote pressé de rejoindre un circuit ou motard en quête d’une monture quotidienne à l’esprit sportif ? La réponse est dans votre agenda, pas dans la fiche technique. Pour aller plus loin, la vidéo d’essai complète reste accessible ici.




Retrouver la vidéo complète ci-dessous :
Pour aller plus loin dans l’analyse de cet article, vous pouvez lire l’article suivant : 500RR – ZXMOTO España.
